Les trois réflexes de stress

Voici la description des trois réflexes de stress tels que définis par Thoma Hanna et enseignés en Essential Somatics.

Le réflexe feu vert

Le réflexe Feu Vert (The Green Light Reflex) est le réflexe impliqué dans la mise en avant du corps. En temps normal, tous les grands muscles du dos se contractent pour vous faire aller de l’avant via la marche, la course et la position debout. Ces muscles se mettent en place dans l’enfance via le réflexe de Landau qui apparaît à 3/4 mois. Cependant en réaction au stress ces muscles peuvent prendre l’habitude de rester dans un état de contraction permanente tirant le dos en arrière. Vous pouvez considérer le réflexe feu vert comme un réflexe de redressement qui nous arque en arrière comme un soldat au garde-à-vous. Lorsque l’on coure pour attraper le train, que l’on s’assoit à son ordinateur pendant plusieurs heures, soulevons un enfant ou restons debout toute la journée, cela fait travailler ces muscles « feu vert » afin de nous aider à « faire ce qu’il faut ». Si cette réaction réflexe devient habituelle, il peut en découler plusieurs symptômes tels qu’une hernie discale, des douleurs de nuque, d’épaule ou de sciatique.

Le réflexe feu rouge

Le réflexe feu rouge (The Red Light Reflex), plus connu sous le non de réaction de sursaut, implique les muscles de l’avant du corps qui se contractent pour vous tirer en avant. Ce réflexe « d’avachissement » voûte les épaules en avant, creuse le thorax et entraîne la tête en avant. C’est un réflexe de protection que l’on retrouve chez tous les vertébrés en réaction à la peur, l’anxiété, le stress de longue durée ou la négativité. Il peut se déclencher à cause d’un bruit fort soudain, d’un traumatisme émotionnel ou par le fait de rester des heures penché à son ordinateur. Dans ces situations, les muscles de l’avant du corps se contractent d’un coup et le corps se met en posture voûtée. Un réflexe feu rouge récurant peut conduire à des symptômes tels que des douleurs de cou, de mâchoire (ATM), une bosse de bison, des douleurs de hanche, de dos et une respiration superficielle. L’incapacité à respirer profondément prive votre cerveau, vos muscles et tout votre sang de l’oxygène dont ils ont besoin pour fonctionner correctement et cela peut déclencher de la fatigue, un état dépressif, de l’anxiété des problèmes de sommeil et exacerber des allergies.

Le réflexe traumatique

Le réflexe traumatique (The Trauma Reflex) se produit de manière involontaire en réponse aux accidents, aux chocs et lorsque l’on souhaite éviter d’amplifier la douleur lors de blessures. Ce réflexe implique les muscles rotateurs du tronc qui, lorsqu’ils se contractent, élèvent la hanche d’un seul côté et mettent la colonne en rotation. Cela se produit, par exemple, lorsque l’on porte un enfant sur la hanche, lors d’une chute, lorsque l’on boite suite à une entorse de la cheville du côté opposé, lors d’une chute sur le sacrum ou que l’on souffre d’appendicite. Ce réflexe entraîne une inclinaison et des rotations au niveau bassin/tronc/épaules/tête. Cette compensation posturale peut être peu visible, mais son effet peut être dévastateur. La scoliose est souvent la résultante d’un réflexe traumatique chronique créant une déviation dans la colonne et le tronc.

Conséquences

Malheureusement, à cause du phénomène, décrit initialement par Thomas Hanna, l’amnésie sensorimotrice, certaines personnes peuvent rester prisonnières de ces réflexes posturaux qui deviennent habituels car cette amnésie nous empêche de ressentir les déséquilibres posturaux à l’œuvre dans notre corps. Beaucoup de professionnels dans le domaine de la santé considèrent ces problèmes comme structuraux par nature alors qu’ils sont en fait d’origine fonctionnelle. Une fonction musculaire accrue va améliorer la structure (posture). En pratique, l’approche Somatic Education de Hanna (ou Essential Somatics de Peterson) résout ces problèmes via un processus qui 1) faire prendre conscience des muscles « amnésiques », puis 2) va ré-entraîner le cerveau à réveiller les muscles incriminés afin qu’ils retrouvent un fonctionnement optimal. Ce processus accroît l’équilibre, la coordination et le fonctionnement de l’ensemble du système musculo-squelettique. Finalement on devient plus à même de prendre conscience, contrôler, réguler et guérir l’amnésie sensorimotrice.

 

Traduction et adaptation par Paul Landon à partir de CET ARTICLE.